Quand ca ne va pas au travail sait on vraiment quoi faire ?
Addictions, RPS, santé mentale : comment aborder les situations difficiles en entreprise et aider les managers à agir sans rester seuls ?
10/12/20264 min read


Quand le manager se retrouve seul face aux difficultés
Un salarié qui change de comportement.
Une équipe qui se tend.
Des conflits qui s’installent.
Une personne qui semble s’épuiser.
Des arrêts qui se répètent.
Une charge de travail devenue difficilement tenable.
Le manager fait parfois face à de nombreuses difficultés pour lesquelles il n’a pas la possibilité et/ou la disponibilité de se questionner.
Alors … les situations et les difficultés restent … s’enlisent et parfois se dégradent.
On demande au manager de prévenir les RPS, d’être attentif à la santé mentale de ses collaborateurs, de repérer les signaux faibles… mais que peut-il réellement faire lorsqu’il se retrouve face à une situation concrète ?
Ou commence et ou s’arrête son rôle ? Sur quoi peut-il agir ? Comment distinguer ce qui relève d’une difficulté individuelle de ce qui renvoie à l’organisation du travail ? Comment intervenir sans devenir psychologue, ni médecin, ni « sauveur » de son équipe ? Et surtout, comment ne pas rester seul ? Et comment ne pas s’épuiser et se préserver ?
Connaître les RPS ne suffit pas toujours à répondre à ces questions. Parce que les situations de travail sont rarement aussi claires que les cas présentés dans les formations. Elles sont faites de contraintes, de relations, d’organisations, de contradictions, mais aussi de ressources et de marges de manœuvre.
C’est précisément à partir de cette réalité que j’ai conçu « RPS et managers », une formation de deux jours volontairement pratico-pratique et ancrée dans le travail réel.
L’objectif n’est pas de faire des managers des spécialistes des RPS ou de la santé mentale. Il s’agit plutôt de leur donner des repères pour regarder autrement les situations qu’ils rencontrent, comprendre ce qui se joue, identifier ce sur quoi ils peuvent agir et savoir quand passer le relais.
Les participants travaillent à partir de leur propre réalité professionnelle, de situations vécues et des problématiques auxquelles ils sont confrontés. Ils explorent les facteurs qui peuvent fragiliser leur équipe, mais aussi les ressources sur lesquelles ils peuvent s’appuyer et les facteurs de protection dont ils disposent déjà dans leur équipe.
Parce que prévenir les RPS, ce n’est pas seulement savoir identifier des facteurs de risque.
C’est apprendre à regarder le travail réel.
Parce que permettre aux managers de prendre du recul, de sortir de leur solitude, de leur face à face avec des situations problématiques, de partager avec leur pairs, de ne plus subir mais de se sentir acteur c'est aussi une manière de prévenir leur propre épuisement.
Et ca, ca change tout, pour leur équipe mais aussi pour eux-mêmes.
Chaque entreprise, chaque collectif et chaque manager rencontre des réalités différentes. Si ces questions font écho à celles que vous rencontrez dans votre organisation, nous pouvons prendre un temps pour en échanger.
Addictions, santé mentale, RPS : des sujets qui interrogent la prévention et le rôle des managers
Santé mentale, addictions, tensions dans les équipes, épuisement… Certaines situations sont aujourd’hui de plus en plus présentes dans les préoccupations des entreprises. Pourtant, les nommer, en parler et surtout savoir comment agir reste souvent difficile.
Parce qu’il n’existe pas de réponse toute faite. Parce que les situations de travail sont complexes. Et parce que les professionnels qui les rencontrent — RH, managers, équipes — ne savent pas toujours jusqu’où va leur rôle, ce qu’ils peuvent faire et quand il est nécessaire de passer le relais.
Prévenir les risques, ce n’est donc pas seulement disposer de procédures ou connaître les risques. C’est aussi créer les conditions pour pouvoir regarder les situations, en parler et agir avant qu’elles ne se dégradent. Alors comment s'impliquer dans une prévention primaire ?
Novembre sans tabac : et si on profitait de ce mois pour parler des addictions au travail ?
En entreprise, les conduites addictives restent souvent une question difficile à aborder. Parce qu’elles touchent à l’intime, parce qu’elles peuvent susciter du malaise, du jugement ou de la peur, et parce qu’on ne sait pas toujours où placer la limite entre ce qui relève de la vie privée et ce qui concerne le travail.
Pourtant, les consommations peuvent avoir des répercussions très concrètes sur la vie professionnelle : absentéisme, accidents, difficultés de concentration, tensions dans les équipes, désengagement, problèmes de santé…
Le saviez-vous ? Une consommation quotidienne élevée d’alcool est associée à un risque deux fois plus important d’accident du travail grave. Ce risque est également augmenté de 50 % en cas d’alcoolisation ponctuelle importante répétée.
Source : INRS, étude de cohorte CONSTANCES, 2021.
Parler des addictions en entreprise, ce n’est donc pas seulement chercher à faire diminuer une consommation. C’est aussi donner des repères pour comprendre, repérer et agir sans juger, savoir comment aborder une situation préoccupante, quelles attitudes adopter et quand passer le relais aux professionnels compétents.
Parce que prévenir les conduites addictives, c’est à la fois protéger la santé et la sécurité, soutenir les collectifs de travail et créer les conditions pour que les difficultés puissent être prises en compte suffisamment tôt.
C'est ainsi que nous pouvons aussi développer des environnements de travail inclusifs.
Parce que prévenir sera toujours plus pertinent que guérir.
Et si Novembre sans tabac était simplement l'occasion d'ouvrir le dialogue dans votre entreprise ?
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